L’exposition, photo surexposée ou sous-exposée : définition

Nous avons donc dit que l’exposition était l’action du rayonnement lumineux. Autrement dit, plus cette action est grande, plus l’exposition sera importante : plus il y aura de lumière captée. Imaginez une pièce éclairée par une ampoule de 20 watts ou de 100 watts : la quantité de lumière perçue n’est pas la même.

Comment l’appareil obtient-il tout seul une exposition normale ?

Vous l’aurez remarqué, en mode automatique (ne vous cachez pas, on a tous utilisé ce mode !), les photos sont normalement exposées : l’appareil se débrouille tout seul, c’est le principe. Mais comment fait-il ?

Sans rentrer dans trop de détails techniques, l’appareil possède des capteurs pour mesurer la luminosité de l’image. Il possède même plusieurs modes différents : il peut soit se baser uniquement sur le centre de l’image, soit sur la totalité de l’image, ou un intermédiaire entre les deux. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter mon article sur les modes de mesure de la luminosité et comment les utiliser 😉

Comment modifier l’exposition ?

L’exposition est influencée par 3 paramètres :

  • La sensibilité ISO : c’est la sensibilité du capteur (ou de la pellicule) à la lumière
  • L’ouverture du diaphragme : c’est le diamètre d’ouverture du diaphragme au déclenchement
  • La vitesse d’obturation : c’est le temps d’ouverture du diaphragme au déclenchement

Tout ça paraît obscur, je sais, mais on y vient, rassurez-vous. Tout d’abord réfléchissons un peu par nous-mêmes à ce qui se passe quand on augmente ou diminue ces paramètres :

  • Quand on augmente la sensibilité, en toute logique il y a plus de lumière captée. Un peu comme si on comparait Jack, légionnaire aguerri et Jennifer, jeune fille sensible et torturée de 15 ans, tous les deux regardant un film d’amour : plus la personne est sensible, plus elle va pleurer. Inutile de vous dire qui est le plus sensible des deux ! (je vous l’accorde, la métaphore est assez improbable :D)
  • Quand on augmente l’ouverture, plus de lumière peut rentrer : plus de lumière peut passer par une fenêtre que par un trou de serrure. Et inversement.
  • Quand on augmente le temps d’ouverture, plus de lumière peut rentrer (donc ondiminue la vitesse d’obturation, car plus la vitesse est faible, plus le temps est long). Là encore, plus de lumière rentre dans une pièce si vous ouvrez les volets 1 minute plutôt que 10 secondes. Et inversement.

Le triangle de l’exposition

Le capteur de votre appareil exposé à la lumière, c’est comme votre peau exposée au soleil

  • La sensibilité ISO, c’est comme votre type de peau : si vous êtes blond(e), voire roux(sse), vous avez une grande sensibilité. Autrement dit vous allez facilement avoir un coup de soleil si vous y êtes exposé. C’est l’équivalent d’une grande sensibilité ISO.

    A l’inverse, si vous êtes brun(e), voire méditerranéen(e) ou même noir(e) de peau, vous allez mettre plus de temps pour prendre un coup de soleil ou bronzer, voire ne pas bronzer du tout ! 😀 C’est l’équivalent d’une basse sensibilité ISO.

  • La vitesse d’obturation, c’est comme le temps que vous restez au soleil. Plus la vitesse va être élevée, moins vous allez être exposé longtemps.

    Que vous soyez brun(e) ou blond(e), il est probable que vous preniez un coup de soleil si vous restez 4 heures en plein soleil : c’est l’équivalent d’une vitesse d’obturation lente et donc d’un temps de pose plus long.

    A l’inverse, même si vous êtes roux(sse), si vous restez 15 secondes au soleil, il y a peu de chances que vous preniez un coup de soleil ! (Quoique :P) C’est l’équivalent d’une vitesse d’obturation plus importante (et donc d’un temps de pose plus court).

  • L’ouverture du diaphragme, c’est un peu comme la couverture nuageuse : si il y a beaucoup de nuages, moins de lumière passe, et vous avez donc moins de chance de prendre un coup de soleil (pensez à vos dernières vacances en Bretagne ! :P). C’est l’équivalent d’une faible ouverture.

    A l’inverse, si le ciel est bleu comme les yeux d’Isabelle, beaucoup de lumière passe et vous avez donc plus de chance de prendre un coup de soleil (pensez à vos dernières vacances en Corse). C’est l’équivalent d’une grande ouverture.

Personnellement, c’est la métaphore qui me parle le mieux et qui m’a permis de bien comprendre ce triangle. Si vous avez encore un peu de mal, et c’est bien normal, en voici une autre :

La fenêtre

Imaginez que votre appareil est comme une fenêtre avec des volets, et que vous êtes derrière cette fenêtre avec des lunettes de soleil (oui c’est un peu étrange, mais admettons :P).

  • L’ouverture du diaphragme, c’est comme la taille de la fenêtre : plus elle est grande, plus la lumière entre (plus la pièce est lumineuse).
  • Le temps de pose, c’est comme le temps pendant lequel on ouvre les volets : plus on les ouvre longtemps, plus la lumière entre.
  • La sensibilité ISO, c’est un peu comme l’opacité de vos lunettes de soleil : si elles sont plus opaques vous allez être moins sensible à la lumière, c’est-à-dire en percevoir moins (équivalent d’un ISO bas). A l’inverse, si elles sont claires, vous allez être plus sensible à la lumière, donc en percevoir plus (équivalent d’un ISO haut).